Randonnée sur l’Etna et dans une grotte de lave

Nous partîmes le matin, sous la pluie… Quelques gouttes tombaient, traversant le brouillard, nous rappelant ainsi qu’il y avait « un monde » au-delà du brouillard. La randonnée commençait par un petit chemin, recouvert de petites billes de lave. On aurait presque pu croire à du gravier… sauf que personne n’aurait songé à recouvrir un chemin de randonnée par des gros graviers !

En quelques minutes à peine, nous atteignîmes une ancienne coulée de lave, que nous commençâmes à remonter. Les pieds s’enfonçant dans la neige, contournant les tas de feuilles, nous contemplions, effarés, les arbres brûlés par la lave… tels des fantômes traversant le brouillard, ils nous accueillaient sur le chemin, étendant leurs branches mortes et décolorées par la lave.

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Arbre brûlé et décoloré par la lave

Nous continuâmes à remonter cette ancienne coulée de lave. Tous marchaient en silence, aucun son ne perçait le brouillard, comme si rien de devait troubler le calme alentour des environs mortifiés.

C’est donc en silence que nous atteignîmes le cratère. Le brouillard et la neige ne laissaient apercevoir que quelques tas de lave…

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Cratère de l’Etna, côté nord

Après le tour du cratère, nous descendîmes une autre coulée de lave. Cette fois-ci, l’on pouvait observer comment la coulée s’était plusieurs fois effondrée, lors de sa descente vers la vallée : les tunnels et les grottes ainsi formées, emplis de neige, nous donnaient, en noir et blanc, un aperçu de ce triste souvenir…

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Stalactites traversant la lave

Nous descendîmes, suivant cette coulée, jusqu’au refuge où nous comptions déjeuner. Le refuge pourrait être une agréable bâtisse en bois brut, se fondant délicatement dans la forêt environnante, abritée du vent. Au lieu de cela, nous trouvâmes un endroit désert, désolé, et aux marches recouvertes d’une fine couche de glace. Une fois cet obstacle franchi, nous pûmes nous réconforter entre les murs suintant d’humidité. Autant dire que le déjeuner fût rapide.

Nous repartîmes à travers la forêt, contournant ainsi une partie du volcan, et arrivâmes à une vaste pente sans arbre : encore une ancienne coulée de lave ! Celle-ci était remplie de tunnels et de grottes. Nous allâmes donc explorer ces boyaux, aux stalactites de lave refroidie et aux fougères luxuriantes.

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Tunnels de lave dans l’Etna

Nous avançâmes jusqu’à ce que l’obscurité ne dévoile qu’un étroit boyau… Et là je peux vous confirmer que ramper sur les stalagmites de lave refroidie, ca fait mal !

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Dans le tunnel de lave, avec lampe de poche

Après la traversée de la grotte, le brouillard, finalement, se leva, nous révélant ainsi, des oasis de verdure entre des coulées de lave refroidie, et au loin, une vallée verdoyante.

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Coulées de lave sur l’Etna

Nous poursuivîmes le long de la coulée de lave, puis traversâmes une forêt ancestrale. Des pins à perte de vue, le sol jonché d’aiguilles et la bonne odeur des pins nous rappelaient qu’il existait autre chose que les pierres et la neige, autre chose que le noir et le blanc.

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Pente nord de l’Etna

 

Finalement, après une journée en noir et blanc sur l’Etna, nous étions heureux de retrouver la chaleur du chalet et l’odeur du café.

Et vous, l’Etna, vous préférez être dessus ou dedans ?

Pour plus de photos, allez ici !

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